dimanche 25 avril 2010

France / îlet de l'Enfant Perdu

France.

Lettre ayant voyagé avec un "souvenir philatélique" (bloc feuillet) montrant le phare de l'îlet de l'Enfant Perdu.
Émission commémorative en hommage à Albert Londres (journaliste, 1884 – 1932).






Enveloppe oblitérée à Paris (Louvre), le 04.03.2008


Thème du bloc feuillet : phare de l'îlet de l'Enfant Perdu (dans une série de six souvenirs philatéliques consacrée à Albert Londres, tous montrant le même timbre)
Date d'émission : 16.03.2007
Autorité postale émettrice : La Poste
Valeur faciale : 0.54 euro
Correspond à un affranchissement pour une lettre jusqu'à 20g dans le régime intérieur
Prix d'achat (référence 2507870) : 15 euro (lot indivisible de 6 feuillets) [1]
Dimensions du bloc feuillet : 205 mm x 95 mm
Dimensions du dessin : 35 mm x 26 mm
Dimensions du timbre : 40 mm x 30 mm
Dentelé : 13 ½
Imprimeur : Phil@poste
Impression : taille-douce (avec deux barres phosphorescentes verticales)
Conception et illustration des feuillets : Patrice Serres
Gravure : Jacky Larrivière
Mise en page : Didier Thimonier
Photogravure des feuillets : Philippe Bauducel

[1] Cartes souvenir à deux volets à l’intérieur desquelles sont insérés les feuillets gommés.


Le timbre est également émis en feuilles de 48 unités (6h x 8v)
Tirage : 3 000 000 exemplaires
Numéro du catalogue Yvert (timbre) : 4027



Le phare de l'îlet de l'Enfant Perdu (05° 02' N & 52° 21' W) se trouve sur un rocher de forme arrondie situé à 11.1 km au large de Cayenne (Guyane), dans les eaux de l'océan Atlantique.

La structure représentée dans le bloc feuillet est l'héritière d'un premier phare inauguré par le gouverneur (1859 – 1864) Tardy-de-Montravel, le 2 décembre 1863.

Haute de 15 m (49 pieds), la tour est constituée de deux parties : la première dispose d'une base en béton, de section circulaire et peinte en gris blanchâtre avec l'inscription "EP".
À celle-ci suit une seconde, une structure métallique (qui inclut une double rambarde), peinte en noire, sur laquelle s'appuie la lanterne.

Automatisé en 1989 et alimenté en électricité par des panneaux solaires, le phare a repris à cette date une fonction interrompue en 1968, lorsqu'il avait été remplacé par une bouée.

Sur un plan focal de 17 m (56 pieds), son optique émet un éclat de lumière blanche toutes les 5 secondes selon la caractéristique suivante : éclat 1s + obscurité 4s.

Sa portée lumineuse est de 10 milles marins (1 mille = 1852 m).

Admiralty List of Lights and Fog Signals / ALL : J6901.


Avant la fermeture définitive du Bagne de Guyane, l’entretien du phare était assuré par deux bagnards.
Après la fermeture, le gardiennage était la responsabilité du service des ponts et chaussées de la Guyane.
Face aux nombreuses contraintes liées à son fonctionnement, les autorités ont prit la décision (en 1968) de l’éteindre pendant un an, à titre probatoire. Une bouée lumineuse placée à proximité devait remplacer le phare …
Les problèmes techniques et/ou la torpeur administrative a fait que l'essai soit prolongé durant une vingtaine d'années et cela malgré les nombreuses demandes de réactivation du phare.

Le journaliste Albert Londres, suite à une large enquête, avait dénoncé publiquement les conditions de vie inhumaines dans le Bagne de Guyane.
Chaque année, le Prix Albert Londres récompense (depuis 1933) un grand journaliste francophone de la presse écrite.


Bloc feuillet.

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